Citations - fraternité et écologie
Résumé
Citations courtes d'André Dumas, Luther, Calvin, Bonhoeffer, Gandhi et autres sur la foi, la fraternité et l'écologie. Réservoir pour préparer une animation ou un culte.
Contenu
« Encore et toujours, Dieu fera advenir de l’être ou injectera de l’avenir dans l’existant ».
André Gounelle, Dieu encore et toujours, Van Dieren Editeur, Paris 2019
« Je suis tout à fait conscient de m’opposer intérieurement à toi, mais j’ai ta Parole qui ne peut me faire défaut – elle est tout pour moi ».
Martin Luther
« Celui qui n’a pas Dieu en lui ne peut pas en ressentir l’absence ».
Simone Weil, La pesanteur et la grâce, 1947
« Arriver à une nouvelle compréhension de la puissance de Dieu offre un autre type de réponse à la reconnaissance honnête de la réalité et de l’étendue du mal ».
John B. Cobb, Dieu et le monde, Paris, Van Dieren éditeur, 2006
« La création n’est pas tant ce qui nous précède, ce qui est déjà là, que ce qui est à venir, ce qui vient ».
Raphaël Picon
« Seul le désert offre le sentiment d’être à chaque halte chez soi. Seul l’horizon vide et le ciel immense donnent à l’homme sa vraie dimension. Seul le silence accomplit la solitude ».
Théodore Monod
« La foi ne donne aucune espèce de sécurité intramondaine […] mais elle confère la liberté nécessaire pour traverser en toute confiance les ténèbres et les énigmes ».
Rudolf Bultmann, Foi et compréhension
« Redisons tous les jours à tous les hommes : la morale est une, elle vient de Dieu ; les dogmes sont différents, ils viennent de nous ».
Voltaire, dictionnaire philosophique
« Cherche le divin en toi plutôt que le diable chez les autres »
Laurent Gounelle, Le jour où j’ai appris à vivre, édition Kéro, 2014
« Notre Seigneur nous montre aujourd’hui que nous serons frères, parce que le Christ est la paix du monde entier et de tous ses habitants. C’est pourquoi nous devons vivre ensemble comme une famille de frères et de sœurs que le Christ a fondée au prix de son sang. Et chaque fois que nous rencontrons de l’hostilité, il nous arme pour y résister ».
Jean Calvin
« Si l'on m'apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier ».
Martin Luther
« Les hommes se conduisent peu selon leurs principes ».
Pierre Bayle
« Je prends l’Écriture et la raison pour uniques règles de ma croyance ».
Jean Jacques Rousseau
« Cette ville entière ressemble à l’espoir quand il commence à être fatigué, puis un peu plus que fatigué. Mais, même différé, l’espoir reste l’espoir ».
Marilynne Robinson, Gilead, Actes Sud 2007.
« Serions-nous muets et cois comme des cailloux, notre passivité même serait une action ».
Jean- Paul Sartre
« L’arbre est dans la graine comme la fin est dans les moyens… On récolte toujours ce que l’on sème ».
Gandhi
« Le plus beau métier du monde est de réunir les hommes ».
Jean Monnet
« La violence commence là où finit la parole ».
Marek Halter
« Seul, je vais plus vite, mais à plusieurs, on va plus loin ».
Proverbe peul
« C’est au moment où nous sommes le plus insultés qu’il est le plus important d’éviter de blesser à notre tour ».
J.M Boisvert et M. Beaudry
« Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire ».
Albert Einstein
« Nous devons être le changement que nous voulons voir pour le monde »
Gandhi
« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots ».
Martin Luther King
« Je ne peux changer autrui, mais je peux changer mon regard, mon écoute et donc, par là, changer la relation à lui ».
J. Salomé
« Très souvent, j’entends ce simple besoin : être écouté sans être jugé ».
Thomas D’Ansembourg
« Il n’y a pas de vérité, il n’y a pas d’erreur, il n’y a que des vérités partielles et nous sommes tous dans la vérité partielle ».
Teilhard de Chardin
« Le sourire que tu envoies reviens vers toi ».
Sagesse hindoue
« Fends le cœur de l’homme, tu y trouveras un soleil ».
Sagesse musulmane
« Dans une relation, plus un partenaire exprime ses sentiments avec confiance, plus l’autre le fera aussi en se sentant en sécurité ».
J.M Boisvert et M. Beaudry
« Nos besoins ont plus besoin d’être reconnus que satisfaits ».
Thomas D’Ansembourg
« Les rudiments de la connaissance sont assimilés au fil des jeux ».
Gandhi
« Le jeu est la forme la plus élevée de la recherche ».
Albert Einstein
« Pour obtenir des citoyens pleins et entiers, il faut former des hommes prêts à désobéir à des ordres pour obéir à des valeurs ».
Raymond Aubrac
« Ce serait une vanité d’investir dans l’écologie si les bénéfices de ces investissements devaient renforcer la position prédominante des privilégiés. Ce serait une vanité technocratique que de stopper la croissance, pour préserver la qualité du cadre de vie de quelques-uns, si l’on ne calculait pas aussi les retombées sociales et économiques de cet arrêt pour la majorité. […] Ce serait une vanité soi-disant réaliste, en fait fataliste, de penser que l’on peut tout continuer à la fois : la surproduction, la sur-consommation, la surpopulation, la sur-publicité, la sur-concurrence et les sur-armements.
Ce serait une vanité de ne rien remettre en cause fondamentalement, comme ce serait une vanité de se livrer à des spéculations conduisant à l’angoisse plus qu’à la résolution. Ce serait une vanité d’envier le temps passé et s’imaginer que l’ordre de la nature y possédait cette sagesse infuse que nous ne reconnaissons plus à l’appétit technique. Ce serait avant tout une vanité de soupirer sans espérer, de constater sans entreprendre ».
André Dumas, 4 juin 1972, prédication lors du culte œcuménique ouvrant la première conférence mondiale de l’ONU sur l’environnement à Stockholm.
« La foi chrétienne ne vient pas auprès du monde comme viendrait un médecin au chevet d’un malade, qui prononcerait un diagnostic, délivrerait un certain nombre d’ordonnances, ferait quelques visites et constaterait : état stationnaire, état chronique, état incurable.
La foi chrétienne ne demeure pas à distance médicale, hors de contagion du monde.
La foi chrétienne est malade avec le monde. Elle est guérie avec le monde. C’est pourquoi je vous invite à chercher le corps à corps dans chaque personne de nos réflexions... »
André Dumas, Croire et douter
« L’évangélisation du monde n’est pas la seule chose qui importe au cœur de Dieu mais aussi sa conservation dans un certain ordre de patience et de bonté, de liberté et de justice. Il faut donc lutter exactement comme les autres hommes pour la dignité de l’homme tout en sachant que la raison dernière de cette lutte n’est ni l’humanisme libéral, ni le messianisme communiste, ni la responsabilité existentialiste, mais la seigneurie de Jésus-Christ, qui donne de la solidité à toutes ces valeurs relatives, entre lesquelles nous choisissons selon nos informations et nos passions exactement comme tous nos camarades non chrétiens ».
André Dumas, Le Semeur, avril-mai 1947
« Le mot transcendance est un mot qui naturellement ne peut pas être évacué de la pensée chrétienne, mais qui n'en désigne pas le mouvement essentiel […] Autant le mot transcendance paraît bien convenir pour désigner le mouvement de Platon cherchant l' “ au-delà ” des idées, l'au-delà du sensible mouvant et corrompu, l'au-delà du devenir mobile et décadent, autant ce mot transcendance, tellement marqué dans l'esprit de l'humanité par une projection vers l'au-delà et son immobilité, paraît peu convenir pour désigner pleinement le mouvement essentiel du christianisme, qui est un mouvement vers l'ici-bas et son incarnation ».
André Dumas, février 1964, dialogue avec les intellectuels du Parti communiste français.
« La foi ne supprime pas les alternatives terrestres. Elle ne lève pas les ambiguïtés. Elle ne décharge pas l'homme de sa responsabilité. Elle n'installe pas dans l'au-delà des décisions. Elle ne dicte pas des conduites impérativement évidentes. Elle ne lit pas une solution écrite dans un livre éternel en dehors des existences temporelles. S'il en était ainsi, la Bible, qui est le livre des hommes marchant selon la foi, ne serait pas ce qu'elle est : une incessante suite de situations complexes, d'impasses apparentes où le risque est l'obéissance et l'amour de la loi ».
André Dumas, Le contrôle des naissances, 1966.
« La morale ne consiste pas tant à observer des principes abstraits et intangibles qu’à choisir dans des situations compliquées. Suivre une morale, ce n’est pas maintenir des principes en dehors de la vie, mais manifester des préférences à l’intérieur de cette vie. C’est du fait même de son caractère compliqué qu’un problème est moral. Il serait immoral s’il était le maintien d’un principe en dehors du réel. Il devient moral dans la mesure où, dans le réel, nous sommes contraints de choisir le moins mal et, pour ne pas être pessimiste, je dirais le meilleur dans une situation mauvaise ».
André Dumas, 1973, lors du débat parlementaire précédant la loi Veil sur l’avortement.
« La spécificité de l’éthique chrétienne vient de ce qu’elle n’est pas un compte-rendu de l’essence de la nature humaine, mais une réponse de l’existence croyante à la parole créatrice, interrogatrice et annonciatrice de Dieu. Sa spécificité vient de l’origine qui la met en mouvement (par exemple l’exode de l’Ancien Testament, la croix et la résurrection dans le Nouveau). C’est donc une spécificité, moins au niveau du contenu idéal des valeurs qu’à celui de l’événement réel qui appelle des conduites. On peut la schématiser ainsi : libération des fatalités et des solitudes, soumission par amour envers Dieu et l’autre homme. Sa plus profonde spécificité est de lier libération et soumission, si l’on veut grâce et obéissance ».
André Dumas, 1974
« Si le monde a été créé, s’il n’obéit ni au chaos ni à la nécessité, les chrétiens ne devraient pas avoir peur – du chaos – non plus éprouver le sentiment d’impuissance – devant une fatalité. Dieu créateur n’est pas un magicien en qui remettre totalement la destinée humaine : il est créateur de notre humble mais confiante responsabilité de la terre. Il nous pose la question de confiance à Caïn : êtes-vous le gardien ou le meurtrier ? Je vous ai fait confiance. Que faites-vous de cette confiance ? »
André Dumas, 1975
« Dieu ne se confond pas avec les mouvements de la vie, mais la vie est le don immédiat de Dieu lui-même, c’est à dire, comme dans les récits de création, une vie qui est à chérir et à cultiver, à protéger et à guérir, pour que nous puissions vivre non dans l’obligation de sa loi mais dans la bénédiction de sa grâce ».
André Dumas, 1982
« Dieu n’est pas avec l’homme en jalousie de connaissance scientifique et d’initiative technique mais en jalousie de parole crue et d’amour donné ».
André Dumas 1982
« La menace n’est pas la pente du destin, mais l’alerte à la foi et au travail. Dieu est celui qui repousse les menaces du chaos. L’homme est celui qui est invité à fermer sa porte au péché. Ainsi, Dieu et l’homme, avec toutes les dissemblances qui existent entre le créateur et la créature, se trouvent en alliance commune et non en concurrence méfiante, ni en défaillance inévitable ».
André Dumas, 1982
« La véritable opposition ne se trouve jamais entre naturel et artificiel, mais toujours entre habitable et inhabitable. Ce qui compte n’est pas la limite entre le permis et le défendu, mais entre l’acceptation et le rejet. Car notre corps est l’habitation pour notre cœur, tout comme le monde est l’habitation pour notre vie. Si les récits de création sont, en ce sens profanes, récits de bénédiction écologique, on sera plus attentifs à vérifier les conséquences pour l’être humain et pour tous les vivants de que l’on entreprend ou refuse d’entreprendre qu’à se poser en condamnateurs anxieux des audaces outrancières de la science ou en laudateurs abstraits de ses exploits ».
André Dumas, 1982
« Il y a trois fées qui veillent sur l’amour : le désir, la tendresse et la constance. Il n’est pas sûr qu’elles soient toujours présentes et toujours éveillées. Mais là, et là seulement, est la morale, non pas dans l’interdiction des techniques, ni dans la suspicion portée à l’avance sur leurs éventuelles conséquences ».
André Dumas, 1988
« La foi en la résurrection n’est pas séparable des insurrections historiques contre toutes les puissances de mort (le nazisme, le racisme au premier chef de tous les totalitarisme et terrorismes) ; la liberté chrétienne doit normalement conduire à courir tous les risques des libérations historiques. Le risque d’erreur ne saurait justifier les immobilismes des complicités et des conformismes. Car rester immobile dans une histoire en marche est l’erreur suprême ».
Georges Casalis, 1986.
« Le Royaume de Dieu peut servir de guide et de critère à l'action politique du chrétien. Il ne s'agit naturellement pas de réaliser le Royaume de Dieu sur terre, dans l'histoire, par des moyens politiques : car il n'est pas de ce monde. Il s'agit plutôt que nos pensées, nos paroles et nos actes tendent en quelque sorte, vers lui. Notre tâche consiste à dresser des signes du Royaume encore caché dont nous sommes les ambassadeurs. […] Notre tâche, si l'on veut, c'est de nous faire, parmi les hommes, les poteaux indicateurs du Royaume de Dieu... »
Philippe, Maury, 1957.
« « Le chrétien resté lié à la terre, mêmes s’il veut aller à Dieu. Il doit aussi avec les autres payer le prix devant les lois du monde, éprouver le paradoxe que le monde ne nous donne pas de choisir entre le bien et le mal, mais entre le mal ou le mal et que cependant, même au travers du mal, Dieu nous conduit. […] C’est seulement au travers des profondeurs de notre terre, seulement au travers des tempêtes d’une conscience d’homme que s’ouvre le regard sur l’éternité »
Dietrich Bonhoeffer, théologien résistant, pendu par les nazis en 1944.
« Quand il y a détresse, on peut toujours détourner la tête et le cœur pour se réfugier dans des principes. Mais, y a-t-il alors bonne nouvelle d'un Évangile ? On peut laisser d'autres prendre en charge ce dont on se détourne. Mais y a-t-il alors morale ou préservation de soi ? »
André Dumas, 1974, extrait d’une tribune à la loi Veil sur l’avortement parue dans Le Monde.
« Le nouveau, Dieu le provoque chaque jour dans un ancien qui se poursuit. Mais savons-nous vivre la recréation du monde par Dieu ou lui préférons-nous nos fatalités religieuses ? ».
André Dumas 1972
« Il est de nature même du Dieu biblique de vouloir le nouveau pour l’homme. Car l’homme est répétition, c’est-à-dire nécessité, destin, tandis que Dieu est liberté, exode, création. Ce mot création signifie non pas que Dieu a fondé une fois pour toutes le cosmos et l’homme, les traditions et les raisons, mais que Dieu est Dieu, parce qu’il recrée sans cesse, là où l’homme persévère dans l’ancien de ses assurances et ses détresses ».
André Dumas, 1972.
« La catégorie du nouveau n’effraie pas Dieu, comme s’il était le sourcier jaloux des origines ou le garant immuable des vérités éternelles. Dieu fait surgir la contingence de sa nouveauté justement dans la constance des habitudes humaines. Dieu ne maintient pas, il fait irruption. Il est appelé vivant, à la différence des idoles ou des idées mortes, parce qu’il reprend et surprend, là où les idoles négligent et confirment ».
André Dumas, 1972