Citations cri de la terre et cri des pauvres
Résumé
Témoignages de personnes en précarité sur leur rapport à la nature et à la justice sociale, collectés dans des communautés catholiques. Pour des échanges de carême sur le cri de la terre et le cri des pauvres.
Contenu
Citations
Notre rêve, c’est de vivre en harmonie avec la nature et avec les autres. La nature est tellement belle… mais les hommes l’ont détruite. Donc il faudrait remédier à tout ça et débarrasser la nature de tous les détritus, de tout ce qui traîne dans les forêts, dans les villes. Notre monde, on est en train de le polluer.
Pierre d’Angle
Il y a trop de mépris des pauvres. On est humilié sans arrêt. Des pauvres, il y en a toujours eu et il y en aura toujours malheureusement, parce que c’est ça qui fait tourner le monde. C’est pour ça qu’il y a des riches et que les riches sont de plus en plus riches.
Pierre d’Angle
On parle de la planète, mais nous, nous sommes comme les plantes silencieuses qui souffrent, comme des mauvaises herbes qui poussent. Il m’a fallu du temps et des rencontres pour qu’enfin je puisse pousser mon cri et que ce cri devienne un cri de paix et d’amour. Chaque être humain a besoin d’être respecté. Le Seigneur Dieu entendra notre cri et il mettra de la réconciliation.
Pierre d’Angle
On voudrait que les gens riches, les gens du gouvernement, les gens de l’Église voient qu’on a une richesse intérieure et qu’on a envie de leur communiquer cette richesse. On voudrait qu’ils acceptent cette richesse. Ce n’est pas avec du matériel qu’on peut acquérir l’amour.
Pierre d’Angle
Nous avons besoin d’une belle terre pour que la vie soit belle. Les hommes crient quand la terre est trop polluée et que ça la rend inhabitable. C’est l’homme qui souille la terre : par exemple, il y a un arbre devant chez moi, ses pieds c’est une vraie poubelle, il est en train de mourir !
Pierre d’Angle
La terre c’est une matière vivante. Elle a besoin de respirer. L’homme détruit la nature, il ne la respecte pas. L’homme qui veut toujours plus, qui veut toujours aller plus haut, plus vite, il détruit tout. C’est comme la tour de Babel.
Quand on monte dans la société, quand on a une bonne situation professionnelle et tout ce qu’il faut, on devient moins curieux sur ce qui se passe autour de soi, on ne voit pas. C’est quand on est mis devant les difficultés qu’on s’aperçoit du problème.
La précarité amène les gens à être plus sensibles, on voit des choses que les riches ne voient pas.
Pierre d’Angle
La précarité énergétique, cela entraîne des précarités psychologiques. Quand on vit dans un appartement où il y a une perdition d’énergie, mal isolé, on a peur de ne pas se réveiller le matin parce qu’il fait froid dehors, ou l’été il fait chaud et c’est étouffant. On a toujours peur de la facture et de ne pas pouvoir se payer à manger.
Pierre d’Angle
Quand on cultive à outrance, la terre s’appauvrit et elle n’a plus la capacité de donner. C’est un peu comme nous, on s’appauvrit. On va vers un changement climatique irrémédiable, et il y a des gens bien-pensants qui nous parlent d’écologie et qui roulent en 4x4. Quand on voit ce qui se passe, on n’a pas l’impression qu’il y a beaucoup de volonté pour changer de mode de vie et de confort. Ça va être compliqué, il y a trop de choses en jeu. Il y en a qui font tout pour que ça ne change pas.
Pierre d’Angle
Il faut aller de plus en plus vite, les gens se déplacent en avion, mais le pauvre, il n’a pas les moyens. Moi, j’en connais, dit Maurice, qui font des kilomètres à pied pour aller au travail. On parle du gaspillage et nous, on a tellement peu qu’il faut faire attention à tout : à l’eau, à l’électricité. On a tellement peu, qu’on ne peut pas se permettre de gaspiller. C’est difficile ; il y a un paradoxe : ce qui est le moins cher n’est pas toujours bon pour la santé. Par exemple Mc Donald c’est ce qui coûte le moins cher !
Pierre d’Angle
On agit pour l’environnement : François nous a dit qu’il participe à un groupe pour apprendre à réduire ses déchets en faisant des gâteaux avec les pelures de bananes et à faire soi-même sa lessive et ses produits d’entretien. Et Josette va en forêt avec une association pour ramasser les déchets.
Pierre d’Angle
Le lien entre le cri de la terre et le cri des pauvres, c’est le lien entre les riches et les pauvres : les pauvres n’ont pas droit à la parole, et la terre elle ne parle pas. Le seul cri qu’elle pousse est silencieux, c’est le réchauffement. Et les pauvres non plus ne parlent pas, mais ils crient en silence et ils souffrent. Il faut entendre.
Pierre d’Angle
Une question : est-ce que Dieu est en colère avec tout ce qui se passe en ce moment ? Est-ce que la terre se révolte ? C’est une question ? je cherche, je pense qu’il y a un grand chemin à faire : il y a des catastrophes, Dieu veut nous faire comprendre qu’on a assez abîmé la terre comme ça. Il a créé un beau petit monde. Il veut nous faire comprendre qu’il est temps de changer. Il ne faut plus de riches et de pauvres. Il faut tout remettre en question !
La planète ne nous appartient pas, nous sommes juste des invités sur cette terre. Il faut la respecter.
Pierre d’Angle
Le pétrole, le gaz deviennent de plus en plus cher de plus en plus cher… et l’écologie aujourd’hui, a un prix. Les voitures électriques, le bio est inaccessible, ce n’est pas pour nous !
Diaconie du diocèse de Lille
La vie, c’est le partage humain. A Loos, on a construit des niches à oiseaux, des niches à insectes, avec des assos pour faire venir des races qui ne venaient plus. On a même planté un olivier et permis des jardins partagés cultivables.
Diaconie du diocèse de Lille
La joie, c’est de partager un repas, tous ensemble, frères et sœurs, sans distinctions de classe. Me laisser porter dans la joie de ceux que je rencontre. Ce peut être avec la caravane de la fraternité ou avec l’aumônerie de la catéchèse spécialisée, ou des rencontres personnelles.
Diaconie du diocèse de Lille
C’est de voir la création évoluer car la vie se transforme sans cesse…savoir écouter, prendre du temps. La force de la vie, c’est de s’adapter. Y voir mille et une chose qui me permet de me recentrer dans la nature. Voir un enfant grandir et l’accompagner comme un oiseau qui prend son élan grâce à la confiance de ses parents.
Diaconie du diocèse de Lille
Que faut-il faire pour que le monde soit plus fraternel et plus juste ? Moyens simples par exemple : les aqua jardins, filtrer les eaux, penser des moyens durables (récupération pour les légumes des eaux filtrées dans les fossés… la terre nous montre aussi des moyens. Les animaux savent faire du recyclage… il faut les imiter. Un olivier a été planté aux quartiers des Oliveaux dans l’espace commun : c’est un signe.
Diaconie du diocèse de Lille
Les animaux semblent préserver la biodiversité contrairement à nous qui avons à apprendre d’eux. L’Homme (homme et femme) et la nature, nous formons un tout ! la finalité de notre responsabilité sur terre n’est pas l’Homme en soi mais ce qui est bon aux yeux de Dieu pour l’Homme.
Diaconie du diocèse de Lille
La nature est belle et irremplaçable. Les arbres, c’est de l’oxygène, c’est merveilleux. Il faut prendre le temps de s’arrêter, s’émerveiller. Il faut savoir aussi la partager en y associant des projets : pique-nique fraternel, planter des arbres (comme l’olivier aux Oliveaux à Loos), faire des tableaux comme Laurence et les monter).
Diaconie du diocèse de Lille
La terre crie… il faut se bouger car demain, il sera trop tard ! Notre manque de motivation est en train de flinguer la planète. Celle-ci ne nous appartient pas. Aux générations futures d’en apprécier nos actions aujourd’hui. Le dérèglement climatique va peut-être nous obliger à penser autrement pour trouver des moyens pour remplacer le pétrole, le gaz, par d’autres énergies. « Je suis prêt à prendre les transports en commun ».
Diaconie du diocèse de Lille
La nature est moins miséricorde que Dieu ! Elle ne nous fera pas de cadeaux en retour de la maltraitance que nous lui infligeons.
Diaconie du diocèse de Lille
La nature, si elle était respectée, elle serait belle. La nature c’est la vie, c’est le poumon qui nous aide à respirer. Les arbres retiennent la pollution : si on les coupe, il n’y a plus rien, comme en Amazonie. Il faut qu’on écoute la forêt ! Quand on est dans la forêt, on a la paix.
On a besoin de la nature pour manger. Le Seigneur a fait sa création, mais à l’allure où on va, tout peut disparaître ; ce qu’on ne comprend pas, c’est qu’on n’est pas éternel. Si l’homme détruit l’homme, il ne restera plus rien.
Groupe du Havre « les amis de l’évangile »
On détruit tout ce que Dieu a créé ! Ce qu’on vit aujourd’hui, les catastrophes, c’est la nature qui renvoie à l’homme ce qu’il lui a fait. Si chaque homme faisait un petit pas, on arriverait à sauver notre planète et l’humanité. L’homme en veut toujours plus, Il faut mieux consommer et revenir à l’essentiel.
Groupe du Havre « les amis de l’évangile »
L’encens utilisé dans les Églises il vient de Somalie, Ethiopie, pas florissants au niveau de la vie... Qu’est-ce qu’on garde de la terre des pays qu’on exploite pour avoir de l’encens. On n’en parle jamais dans l’Église. On la parfume avec de la terre de ces pays très pauvres et en guerre. On parfume avec de la guerre : Qu’as-tu fait de ton frère ?
Groupe place et parole des pauvres, diaconie du diocèse de Grenoble/Vienne
Dieu n’a pas créé les poubelles ; mais la nature belle ; les poubelles, c’est ce que nous, les hommes faisons. Dieu nous demande d’être comme un bébé qui dort, sans péché.
Groupe place et parole des pauvres, diaconie du diocèse de Grenoble/Vienne
Moi-même, je suis nature, je fais partie de la création. Au départ, c’est un jardin et un homme. On est tous une partie de la nature. Si on n’en fait qu’à sa pomme, ça finit mal. L’écologie, c’est simple, les loups mangent les agneaux. On est soit agneaux, soit loup.
Groupe place et parole des pauvres, diaconie du diocèse de Grenoble/Vienne
Cultiver, soigner et aimer la terre, plutôt qu’exploiter. Ça devrait être pareil pour le frère. Garder ? Je dirais plutôt sauvegarder. Cultiver, c’est prendre ce qui est bon, pour soi, pour la terre.
Dieu a créé la terre puis l’homme à qui il l’a confiée. Il lui a donné la responsabilité, et il faut rendre compte de cette responsabilité. L’homme et la terre vont de pair. L’homme est responsable. Il faut faire de bons actes pour que Dieu soit fier de l’homme. Je t’ai donné ton frère pour que tu l’aimes, que tu le soignes comme toi.
Groupe place et parole des pauvres, diaconie du diocèse de Grenoble Vienne
Du soleil, il y en a pour tout le monde. De la pluie aussi. Si tout le monde ne prend que ce dont il a besoin, il n’y aura pas la jalousie.
Groupe place et parole des pauvres, diaconie du diocèse de Grenoble Vienne
La nature, c’est la vie, prendre soin de celle-ci, c’est se ressourcer. C’est notre oxygène, notre héritage à la génération suivante, il faut la respecter, et l’entretenir, c‘est important. Nous avons oublié ce que Dieu a fait pour nous. Des haies ont été remises, la terre est costaud, elle se régénère, mais faire attention.
Pôle solidarité Troyes.
La crise climatique et écologique, c’est une catastrophe, il faut prendre conscience de ce qu’on a. Que vont hériter les générations qui suivent, nous devons réagir maintenant. Il est plus que temps de faire quelque chose, prendre les choses en mains avant qu’il ne soit trop tard. Agir. Respecter la terre et la nature avant tout. Au lieu de garder, l’humain détruit, ne prend pas soin de la terre. On vend des arbres à la Chine, qu’est ce que c’est ce bordel ? C’est pareil, les usines vont en Chine.
Pôle solidarité Troyes.
Dieu a fait vivre l’homme, la femme, les bêtes Il nous a donné la création pas pour la détruire. La nature n’est pas respectée par l’homme et c’est encore pire en Afrique. L’homme a donné un nom aux animaux, nous avons à prendre soin de ce que Dieu nous a donné. Pour l’instant ce n’est pas très glorieux, c’est préoccupant. Des tortues, poissons avalent le plastique. Attention aux animaux !
Pôle solidarité Troyes.
La pollution c’est la destruction de la nature, elle est une poubelle. Fragilité du climat, de la nature, de l’enfant, de l’homme. On nous confie quelque chose, ne gaspillons pas, réfléchissons comment utiliser les ressources. Attention aux pesticides. Il vaut mieux des coccinelles.
Pôle solidarité Troyes.
Ramasser les masques, les canettes, je vais le dire au maire. De cultiver et de garder la terre tous ensemble être la main dans la main. C’est comme cela que l’on pourra garder la terre.
Pôle solidarité Troyes.
La surconsommation c’est du gaspillage, le non-respect des autres. À apprendre tout petit. C’est dégueulasse, dégoûtant, Il fait les poubelles pour bouffer. Il faut arrêter le cirque, des enfants de 3 ans avec une tablette.
Pôle solidarité Troyes.
Travailler ensemble pour sauvegarder ce que le Seigneur nous a transmis. S’unir, se serrer la main, l’amitié, prendre soin, se serrer les coudes. Tendre les mains, trouver des solutions.
Pôle solidarité Troyes.
La nature, on la rencontre quand on sort de chez soi, et même de soi-même. Le confinement nous en a fait faire l’expérience. Quand j’étais dehors, ouf ! (…) La nature, c’est aussi le ciel. (…) Pendant la marche (de Compostelle), j’ai pu admirer les levers et couchers du soleil. Merci mon Dieu pour tout ce que tu as créé.
Secours Catholique 92
« Qu’as-tu fait de ton frère ? », « qu’as-tu fait de ton arbre ? » aussi ! (…) Tout est lié, prendre soin de la nature, c’est prendre soin de l’humanité.
Secours Catholique 92
Les jardins familiaux sont un exemple d’union avec la nature, dans le partage, comme avec les pommes de terre à partager ce matin. C’est l’espoir qui se trouve à l’extérieur. La nature, c’est aussi les bouquets à l’église, une manière de rendre grâce pour la Création.
Secours Catholique 92
La nature pour moi, je vois les vagues. J’aime la mer. Au Togo, je suis au bord de la mer. (…) La nature, c’est la vie, l’épanouissement, les petites bêtes, le brouillard, les cailloux sur le chemin…
Secours Catholique 92
L’ initiative citoyenne de ramassage des déchets dans le quartier est une action concrète de prendre soin de la nature
Secours Catholique 92
La terre c’est important car elle vit aussi, et on vit tous ensemble ! Certains d’entre nous n’arrivent plus à respirer, c’est Vital ! Quand on habite pour la plupart, entouré de béton sans âme, on a l’impression de manquer d’oxygène, d’être opprimé, d’être oppressé !
Groupe Fraternité Saint Laurent Toulon
La nature c’est l’espérance pour nous tous ! La nature nous apporte le sourire et la joie : Voire le vert de la nature, toutes ces couleurs, le vol et le chant des oiseaux, la mer, les animaux qui courent partout, heureux, cela ravive nos cœurs… la Terre, elle donne la vie aux gens, aux animaux aussi ! Elle est source de vie !
Groupe Fraternité Saint Laurent Toulon
On voit les déchets partout, que ce soit dans l’eau, dans la forêt… Il faut que cela cesse : sacs plastiques, sacs poubelles, pneus qui étouffent la nature et est aussi oppressée ! A la rue, on fait la fin du marché pour ramasser ce qui est jeté et on fait les poubelles et les sorties de commerces … « Je jetais aussi mes canettes un peu partout avant ! … Et moi je jetais mes mégots sous les pierres… Je ne le fais plus maintenant »
Groupe Fraternité Saint Laurent Toulon
Il y a des gens qui s’en foutent ! surtout les promoteurs qui n’aiment pas la nature pour construire des villas ou autre chose…
Groupe Fraternité Saint Laurent Toulon
Il faut garder la terre et la cultiver pour avoir des fruits et des légumes, nous on n’a pas de jardin : *« avec une équipe du Secours Catholique, je cultivais des tomates au Revest, après ils ont tout arrêté pour faire des villas à coté ! ça m’a foutu les boules ! *».
Groupe Fraternité Saint Laurent Toulon
Quand on a des petits revenus, on fait des économies d’énergie aussi. Heureusement il y a le chèque énergie quand on ne peut plus payer ses factures ! « Avec 600€ par mois au RSA, compris l’allocation logement, je paye 67€/mois d’électricité parce que j’ai le chauffage électrique… L’eau c’est 20€ par mois.»
Groupe Fraternité Saint Laurent Toulon
Une nature qui est la vie : c’est notre oxygène pour tous être vivants. Elle est belle, poétique, rassurante et nourrissante. J’aime bien la nature, l’observer, j’adore les fleurs, les plantes, même à l’état sauvage. L’harmonie par la terre et par les arbres !
Délégation pays de l’Adour
La nature, c’est aussi le silence. Loin du bruit. Écouter la nature. Tout est vivant et magique. La forêt, la mer, les animaux. C’est reposant, c’est rassurant, c’est magnifique à regarder, à écouter, la campagne, les fleurs des champs, le chant des oiseaux et les montagnes. Tout ça fait rêver, oublier les soucis pour un moment, on se sent bien, libres et en observant la nature.
Délégation Secours Catholique pays de l’Adour
La nature donne des leçons à l’Homme que certains comprennent et d’autres pas malheureusement car il ne faut pas oublier que l’homme a vécu de ce qu’il a trouvé dans la nature. Il s’est soigné avec. Elle est riche et belle il faut la protéger.Tout ce que l’on conserve et que nos petits enfants puissent découvrir. Aujourd’hui on a des choses toutes faites.
Délégation Secours Catholique pays de l’Adour
On va droit au désastre si l’Homme continue à tout détruire au nom du progrès bien souvent dans la plupart des cas c’est pour l’argent que ça lui rapporte. La nature, les autres le danger, il ne s’en soucie pas. Beaucoup d’actions sont faites pour réagir. Je veux croire que c’est possible de sensibiliser assez de personnes pour réussir à enrayer ce désastre tout au moins tout essayer pour ça. On parle beaucoup mais il faut agir.
Délégation Secours Catholique pays de l’Adour
Il y a dans mon pays (Australie) chaque année un feu du Bush. Chaque année, il augmente de surface de manière incroyable. Les personnes indigènes ont été retirées de leur terre. Les anciens indigènes expliquent aux enfants ce qu’il faut faire en pratique pour limiter la taille des incendies. Les écoutes sont d’une grande sagesse. Avec la taille des désastres, les anciens indigènes sont écoutés. Écouter les personnes car souvent elles ont une très grande sagesse.
Délégation Secours Catholique pays de l’Adour
Expliquer à nos enfants et petits enfants. Une petite chose positive comme planter une graine. Nous sommes les gardiens.
Délégation Secours Catholique pays de l’Adour
Témoignage histoire
Il y eut un temps, pas si lointain, où les hommes vivaient en harmonie, où les échanges permettaient à chaque personne de manger à sa faim, où isolement et solitude n’avaient de raison d’être que s’ils étaient choisis. Puis vint l’envie, la jalousie, l’égoïsme, la soif de pouvoir et d’argent : plus rien ne fût comme avant.
Autrefois, l’Homme aimait la Terre et la cultivait, prélevant l’essentiel à sa consommation tout en la remerciant. Puis surproduction et surconsommation sont arrivées, balayant toutes convictions. Entraide et solidarité furent enterrées sous de vastes serres qui fleurissaient dans nos vertes prairies.
L’essentiel n’était plus suffisant ! Construisons des champs d’usines pour transformer ces beaux légumes artificiels en délicieux plats bourrés de gélifiants et autres composants aux noms si peu alléchants ! Bonne solution pour nourrir ceux qu’on nomme les « pauvres », ceux qui ont droit de manger, sans être trop exigeants….
Et au passage, profitons-en pour détruire ce que nos ancêtres ont si bien protégé ! Après tout la Terre nous appartient : nous pouvons puiser plutôt que de prélever ! Nous attaquons trop les ressources, détruisons ce don : « pas grave » les lobbyistes diront, « tant que l’argent est fécond, nous pouvons fermer les yeux » ! Trop tard, laissons faire…….
Mais heureusement toutes les consciences ne sont pas en sommeil. La richesse monétaire en a endormi plus d’un, pendant que la richesse du cœur est devenue l’énergie de ce grand nombre de citoyen, qu’on aura choisi d’appeler les « pauvres » si longtemps, mais qui sont bien aujourd’hui les plus puissants, parce que eux, ils sont conscients ! Conscients de cette nécessité de revenir à l’essentiel, de retrouver la beauté de la vie, de préserver ce qui nous a été prêté : une Terre bordée de bleue et de vert, où l’harmonie remplacera les grande cheminées qui assombrissent nos vies ; où la solidarité s’installera pour alimenter les grandes idées qui sont pour l’instant, dans la tête de chaque personne.
Quand l’unité apparaîtra, et ça ne serait tarder, les graines seront semées et le champ des possibles cultivé.
Délégation des pays de l’Adour