Travail qui relie sur l'Espérance
Objectifs pédagogiques
- Donner une place aux sentiments qui traversent l'engagement collectif.
- Soutenir l'écoute mutuelle dans le groupe.
- Relier vie intérieure, engagement et interdépendance.
- Faire expérimenter un changement de regard sur le groupe et sur le monde.
Résumé
Le groupe entre dans l'animation par la gratitude, avec respiration, mise en corps et paroles ouvertes en binôme. Il traverse ensuite la peine, l'écoute d'expériences difficiles et enthousiasmantes, puis un temps de décentrement avec le jeu des systèmes pour approcher l'espérance autrement.
Illustration

Phases
Lancement — 15 à 20 min
Accueil du groupe et entrée dans la gratitude par le corps et la respiration.
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Accueillir chaque personne avec simplicité.
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Introduire le cadre : dans l'action collective, beaucoup de sentiments circulent et méritent d'être reconnus.
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Ouvrir par une mise en corps autour de la gratitude :
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Respirer en étant attentif au souffle
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S'étirer
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Relâcher les muscles
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Tourner la tête lentement
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Nommer ce point d'appui : remercier pour ce corps et pour la vie reçue.
Programme — 2h15 à 2h30
Co-écoute en binôme, promenade guidée dans le parc, honorer la peine, récits croisés et jeu des systèmes.
1. Gratitude et paroles ouvertes
- Former des binômes.
- Dans chaque binôme, une personne parle pendant 2 minutes pendant que l'autre écoute sans commenter ni poser de question.
- Inverser ensuite les rôles.
- Une cloche ou un gong peut marquer le temps.
Proposer plusieurs amorces, une après l'autre :
- « Les choses que j'aime quand je rencontre les autres de ce groupe, c'est… »
- « Une chose qui a été magique pour moi une fois dans cette association ou dans mon activité de bénévole, c'est… »
- « Une personne qui m'a vraiment aidé dans ma pratique de bénévole, c'est… »
- « Les choses que j'aime faire comme bénévole sont… »
- « Les choses que j'apprécie chez moi dans cette activité sont… »
2. Appareil photo ou caméra dans le parc
- Rester en binôme.
- Une personne ferme les yeux.
- L'autre la guide doucement par les épaules dans le parc.
- Pour montrer quelque chose :
- soit une pression brève ouvre les yeux comme un appareil photo, puis une autre les referme
- soit les mains restent posées pour une version plus continue, comme une caméra
Ce temps soutient l'émerveillement et l'attention.
3. Honorer la peine
- Introduire le deuxième mouvement : la peine.
- Nommer que ce qui traverse les personnes engagées est une réaction saine et partagée.
- Reprendre le travail en binôme avec des phrases ouvertes comme :
- « Ce qui m'inquiète le plus dans le monde, c'est… »
- « Ce qui me brise le plus le cœur pour les personnes que nous accueillons, c'est… »
- « Ce que je trouve le plus difficile dans ce que je fais, c'est… »
- « Ce pourquoi j'ai choisi cet engagement, c'est… »
- « Ce qui me donne envie d'arrêter, c'est… »
- « Ce qui fait que je continue, c'est… »
- « Ce que j'espère dans ce travail, c'est… »
4. Profiter de l'écoute
- En binôme, raconter une situation très difficile pendant 3 minutes.
- Puis raconter une situation très enthousiasmante.
- Garder la même règle d'écoute : pas d'interruption, pas de conseil, une présence attentive.
5. Changer de regard avec le jeu des systèmes
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Introduire le troisième mouvement : l'espérance.
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Demander à chaque personne de choisir mentalement deux autres personnes dans le groupe, sans le dire.
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Inviter chaque personne à se déplacer pour rester à égale distance de ces deux personnes.
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Laisser le jeu se déployer, puis ouvrir un échange :
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qu'est-ce qui a été ressenti ?
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qu'est-ce que cela dit de l'interdépendance ?
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qu'est-ce que cela change dans la perception du groupe ?
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Refaire un ou deux essais en arrêtant ou en accélérant certaines personnes.
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Relier ce qui est vécu à la vie des systèmes : ajustement, mouvement, recherche d'équilibre, dépendance au contexte.
Clôture — 15 à 20 min
Temps de relecture, retour sur l'espérance et fermeture rituelle.
- Reprendre en groupe ce qui a été traversé : gratitude, peine, espérance.
- Inviter chaque personne à nommer ce qu'il garde de l'animation pour sa vie ou son engagement.
- Terminer par un geste simple de clôture, un silence, ou une parole rituelle adaptée au groupe.
Matériel
- Un espace extérieur, idéalement un parc
- Une cloche ou un gong pour rythmer les temps de parole
- Éventuellement un extrait du livre Ecopsychologie pratique et rituels pour la Terre
D'autres ressources de l'autrice Christine Kristof sont à retrouver sur le site d'Animaterra.