La Terre en commun

organisation-autrice
MPEF
spiritualité
  • eco-spi
  • biblique
  • interreligieuse
taille-groupe
10-30
durée
1h à 1h30
difficulté
Intermédiaire
besoins-spécifiques
  • Non-francophones
  • Tout public

Objectifs pédagogiques

  • Partir du sensible pour parler de ce que la terre représente pour chaque personne.
  • Ouvrir un échange accessible à un groupe peu francophone.
  • Relier expérience concrète, parole personnelle et références spirituelles.
  • Faire émerger un lien simple entre soin de la terre et soin de la vie commune.

Résumé

Le groupe commence par une courte entrée en matière corporelle, puis part chercher dans le jardin un élément qu'il trouve beau ou le prend en photo. À partir de cette récolte, chaque personne dit ce que le mot "terre" lui évoque, écoute un texte, échange à partir de sa propre situation, puis termine en mettant les mains dans la terre pour faire un semis à emporter.

Illustration

La terre en commun

Phases

Lancement — 10 à 15 min

Entrée en matière avec les mains entrelacées et présentation du thème du commun.

  • Proposer une entrée corporelle simple avec les mains entrelacées.
  • Nommer ce que ce geste peut évoquer : le vivant, les liens, les ramifications.
  • Introduire le thème : qu'est-ce qui est commun entre nous ? La terre, la vie, le corps, notre environnement.
  • Donner des consignes courtes, avec démonstration si besoin, pour que chaque personne comprenne le cadre.

Déroulement — 40 à 60 min

Exploration dans le jardin, récolte sensible, mise en commun des mots autour de la terre, lecture d'un texte puis échange à partir des situations de vie.

1. Visiter le thème par le jardin

  • Inviter le groupe à aller dans la verdure autour.
  • Donner cette consigne : ramasser, ou prendre en photo, quelque chose que l'on trouve beau.
  • Revenir en cercle avec cet élément.
  • Demander à chaque personne de montrer ce qu'il a choisi et de dire simplement pourquoi.

2. Mettre des mots sur la terre

  • Poser la question : « Quand je vous dis terre, vous pensez à quoi ? »
  • Noter les mots ou les expressions du groupe.
  • Les rassembler ensuite par grands thèmes pour faire apparaître des liens.

4. Ouvrir les références spirituelles

  • Proposer une lecture
  • d'une référence philosophique ou militante (par exemple le manifeste de Banlieues Climat) ou spirituelle (par exemple Genèse 2,5 proposée en annexe)
  • Ouvrir un échange à partir de cette question : « À quoi cela me fait penser dans ma situation ? »
    • Si une référence est partagée, laisser aussi de la place à d'autres références spirituelles ou religieuses apportées par le groupe.
  • Rappeler que chaque personne parle en son propre nom.

5. Témoignage et discussion

  • Partager un témoignage de personne jardinière dans un jardin partagé.
  • Prendre un temps de discussion à partir de ce témoignage.

Clôture — 15 à 20 min

Semis à emporter et geste de sortie autour de ce que chaque personne garde de l'animation.

  • Proposer un temps concret autour de la terre : mettre la main dans la terre et faire des semis.
  • Chaque personne repart avec son semis à faire pousser chez soi.
  • Terminer par un court tour de clôture : un mot, une image ou un geste que chaque personne emporte de ce moment.

Matériel

  • Un jardin ou un espace de verdure accessible
  • De quoi prendre des photos, si le groupe utilise des téléphones
  • Feuilles ou support pour noter les mots du groupe
  • Éventuellement un extrait biblique, voir annexe ci-dessous Genèse 2,5
  • Un témoignage de personne jardinière dans un jardin partagé
  • Terre, graines et petits contenants pour les semis

Annexe

Texte biblique Genèse 2.5

Quand le Seigneur Dieu fit la terre et les cieux, il n'y avait encore aucun buisson sur la terre, et aucune herbe n'avait encore germé, car le Seigneur Dieu n'avait pas encore envoyé de pluie sur la terre, et il n'y avait pas d'être humain pour cultiver le sol. Un flot montait de la terre et arrosait la surface du sol.

Le Seigneur Dieu prit de la poussière du sol et en façonna un être humain. Puis il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et cet être humain devint vivant. Ensuite le Seigneur Dieu planta un jardin au pays d'Éden, à l'orient, pour y mettre l'être humain qu'il avait façonné. Il fit pousser du sol toutes sortes d'arbres à l'aspect agréable et bons pour se nourrir. Il mit au centre du jardin l'arbre de la vie, et l'arbre qui donne la connaissance de ce qui est bon et de ce qui est mauvais.

(...)

Le Seigneur Dieu prit l'homme et le plaça dans le jardin d'Éden pour qu'il cultive la terre et la garde. 16Il lui ordonna : « Tu te nourriras des fruits de n'importe quel arbre du jardin, 17sauf de l'arbre qui donne la connaissance de ce qui est bon et de ce qui est mauvais. Le jour où tu en mangeras, tu mourras. »

Traduction Nouvelle Français Courant

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